L’histoire du quartier en photos

Un peu d’histoire de notre quartier et de la rue Carnot, lue dans l’Essor Savoyard.

Merci à Daniel V pour l’info

Colonne vertébrale d’Annecy, la rue Carnot accueillait cabarets et hostelleries

PUBLIÉ LE 26/07/2017 dans l’Essor Savoyard

Catherine Bigaut Magnin

La rue Carnot est un véritable poumon économique de la commune. Située en plein cœur du centre-ville commerçant, son histoire ne date par d’aujourd’hui. Il y a plusieurs siècles déjà, elle concentrait l’animation annécienne.
 De haut en bas et de gauche à droite : maison habitée par Sadi Carnot ; étuves de la rue Bœuf ; plan du quartier ; escaliers intérieurs.

Dénommée rue de Bœuf et faubourg de Bœuf au-delà du Vassé, jusqu’en 1904, la rue Carnot s’est inscrite au travers des siècles comme la colonne vertébrale urbaine nord-sud d’Annecy. Elle accueillait les gens venant de Genève et rejoignait par la porte Perrière la route vers l’Italie.

Cabarets et hôtels

Au fil des siècles, la rue s’est développée le long de parcelles en lanières toute en longueur, perpendiculaires à la rue. Derrière des maisons de bois de deux étages, s’étendaient d’étroits terrains avec vaches et chevaux. Artisans et commerçants occupaient le rez-de-chaussée et la classe des riches vivait dans les logements du premier étage.

Grâce à la gabelle du sel et au registre de police, on sait qu’armuriers, couteliers, savetiers, maréchaux-ferrants, artisans du cuir, du textile (tailleurs, teinturiers) travaillaient dans cette rue ainsi que des industries de tissage du chanvre.

Quinze cabarets et hostelleries étaient implantés au faubourg de Bœuf. L’établissement le plus réputé était l’hostellerie Saint-Georges sis dans l’actuel Pré Carré. Jusqu’au XVIe siècle, on venait dans le quartier se laver aux étuves, ancêtres des bains municipaux.

En février 1803, le secteur fut la proie d’un incendie détruisant seize maisons en une heure et mit 200 personnes à la rue.

Rumeurs du quartier

Les habitants du faubourg de Bœuf, dénommés Virbolains, étaient considérés comme travailleurs et courageux. On raconte que la jolie fille d’un commerçant virbolain, Mathias, au XVIIIe siècle, avait séduit innocemment un commandant d’occupation espagnol. Elle refusa ses avances ; le militaire, pour se venger, ordonna l’exécution de Mathias. Au moment où on lui passa la corde au cou, des voisins virbolains, venus en nombre, s’élancèrent sur les Espagnols et en eurent raison.

A la même époque, un habitant du faubourg de Bœuf vivant sous les combles venait d’acheter une jument. Ne trouvant pas de place pour son animal derrière la maison, il le fit monter par l’escalier intérieur Le bois des marches céda et la jument se retrouva dans l’appartement du dessous massacrant tous les meubles.

Autre fait divers d’époque, un capitaine de l’armée passant rue de Bœuf reçu l’urine d’un pot de chambre jetée par un riverain depuis les étages. Il arriva furieux au poste de police en montrant sa vareuse à boutons de cuivre dégoulinante.

Au 31, Faubourg de Bœuf, Antonin Philippe patron d’une entreprise de camionnage, transporta en 1911, dans ses voitures, les reliques de Saint-François-de-Sales et de Jeanne-de-Chantal pour l’inauguration du monastère de la Visitation.

Le chantier Courier : 1998 – 2001

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