Le cas Sneidjer

Victime d’un terrible et rarissime accident d’ascenseur dans une tour de Montréal, Paul Sneijder découvre, en sortant du coma, qu’il en est aussi l’unique survivant : sa fille bien-aimée, Marie, est morte sur le coup avec les autres passagers. Commence alors pour Paul Sneijder une étrange retraite spirituelle qui le conduit à remettre toute son existence en question. Sa femme (qui le trompe), ses deux fils (qui le méprisent), son travail (qu’il déteste, et qu’il finira par quitter), tout lui devient peu à peu indifférent. Jusqu’au jour où, à la recherche d’un job, il tombe sur l’annonce qui va lui sauver la vie : il devient promeneur de chiens pour l’agence Dog Dog Walk. Le cas Sneijder est un livre bouleversant sur un homme qui refuse de se résigner à la perte de sa raison de vivre. Mais ce roman plein de mélancolie est aussi une comédie saugrenue dans laquelle Jean-Paul Dubois donne libre cours à la fantaisie la plus débridée : entre une esquisse d’une Théorie générale des ascenseurs, la description d’un adultère qui n’échappe pas au grotesque et une plongée dans le monde des promeneurs de chiens, l’auteur d’ « Une vie française » affirme à nouveau son goût pour l’humour noir.

L’auteur

Jean-Paul Dubois, né le à Toulouse, est un écrivain français

Il a suivi des études de sociologie. Il a été journaliste au service des sports de Sud Ouest, au Matin de Paris, puis grand reporter au Nouvel Observateur.

Jean-Paul Dubois a publié quinze romans, un essai, deux recueils de nouvelles et deux recueils d’articles. Il a préfacé un livre de photographies consacrées aux pins Bristlecone, quadrimillénaires, les plus vieux arbres du monde, et un recueil de nouvelles proches de ce qu’il écrit lui-même. Il collabore parfois à des périodiques.

Dans un entretien réalisé en 2005, il se définit comme libertaire : écrire, c’est sa façon à lui de « faire toujours de la politique ». Comme pour rappeler qu’il y a « des gens qui ont et des gens qui n’ont pas », des gens qui dominent et d’autres qui sont soumis et que « la société sécrète en permanence ce genre de relations d’injustice ». Selon lui, « même dans le mauvais sens, l’inégalité est fondateur d’une société »

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